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L’écosystème IT a changé de peau dans une mue qui n’a pas été que technologique. Les infrastructures traditionnelles se sont dématérialisées. Les métiers, supports de la transition numérique ont également changé. Leurs compétences se mettent à jour au rythme des innovations.  Si bien qu’en 2019, l’informaticien généraliste a laissé sa place au Data Scientist ou au Cloud Engineer. La demande des profils hautement qualifiés est plus tendue que par le passé. Celles des profils Cloud tiennent le haut du pavé. Une étude de l’APEC, de juillet 2018 établissait que 50% des offres d’emploi dans le secteur IT concernent les métiers du Cloud. Alors quelle transformation Cloud pour quels métiers ?

 

De l’infrastructure à l’applicatif

Les modèles informatiques ont évolué. Les infrastructures se sont dématérialisées. Elles se sont détachées de leurs supports physiques pour migrer vers le tout logiciel. Le tout  applicatif. En somme, vers des fonctions IT plus avancées que l’hébergement ou la maintenance. En un mot elles se sont cloudifiées. C’est à dire qu’elles fonctionnent désormais sur le modèle du Cloud.

Pourtant cette virtualisation des infrastructures s’accompagne de deux phénomènes paradoxaux. Une hausse de la qualification des métiers couplée à une grande simplification dans le déploiement des solutions. En effet, on remarque que les fonctions techniques certes complexes comme le stockage, la mise en réseau, l’installation des serveurs sont devenues plus basiques. Les compétences sont réattribuées vers des fonctions de plus haut niveau de type applicatif qui consiste, dans une philosophie du « one-click » à  pouvoir déployer simplement des applications complexes.

 

L’essor du profil « DevOps »

Ce changement de paradigme a fait émerger de nouveaux profils et de nouvelles compétences davantage tournés vers l’applicatif. En la matière, le profil de l’ingénieur DevOps est particulièrement désiré sur le marché du travail. Parce qu’il répond bien aux besoins de cette transformation globale.

Agile, l’ingénieur DevOps est parfois davantage recruté pour sa philosophie que pour ses compétences effectives. Celle de casser les silos informatiques entre le développement et l’opérationnel. Ses promesses sont nombreuses : offrir aux entreprises des solutions plus fluides, mieux synchronisées. Créer des applications, gérer leur déploiement, leur exploitation et leur évolution.

 

La mise à jour des compétences

Le secteur de l’IT a toujours connu des évolutions et des révolutions rapides. Mais le passage d’une base matérielle à une intelligence logicielle a accéléré la mise à jour des compétences métiers. Auparavant, c’était le remplacement du matériel à l’issue du contrat de maintenance, tous les 3 à 5 ans, qui engendrait la montée en compétences. Aujourd’hui, l’innovation logicielle est beaucoup plus rapide. Les nouvelles fonctionnalités apparaissent en quelques semaines et les mises à jour se font en quelques heures.

Dans ce contexte, les compétences doivent être capables d’aller aussi vite que l’actualisation de la solution. La capacité d’adaptation, l’agilité, la pro-activité au regard de la vitesse d’évolution des technologies ou encore d’environnements complexes demeurent déterminantes. Deux solutions à cette mouvance perpétuelle des métiers : privilégier l’autoformation. Bénéficier d’un accompagnement par son entreprise via des plan de formations.

 

Evoluer ou mourir est sans doute la philosophie de bien des métiers informatiques. Des compétences disparaissent quand d’autres voient le jour. Mais la simplification des infrastructures permet de faire émerger des métiers plus qualifiés à cheval entre l’application, le Cloud, le développement et le déploiement.

Fabien Azra, mars 2019

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